Sénégal Présentation

Sénégal Présentation

Pays sahélien situé dans la partie la plus occidentale de l’Afrique, le Sénégal a une superficie de 196 722 km². Sa population est estimée à environ 13,5 millions d’habitants dont environ 50% habitent dans des zones urbaines.

Situation politique

Le Sénégal est l’un des pays les plus stables d’Afrique. Il a considérablement renforcé ses institutions démocratiques depuis son indépendance en 1960 et quatre présidents qui se sont succédés à sa tête. Le premier, Léopold Sédar Senghor (1960-1980) a volontairement quitté le pouvoir en 1980 et a été remplacé, conformément à la constitution, par son premier ministre Abdou Diouf. En 2000, le Sénégal a connu sa première alternance démocratique à la suite d’une élection qui a vu la victoire d’Abdoulaye Wade, leader du Parti démocratique sénégalais (PDS).

Le 25 mars 2012, Macky Sall a battu le président sortant Abdoulaye Wade avec 65,8 % des voix. Pour la première fois dans une élection présidentielle, deux femmes s’étaient portées candidates. Ces élections ont été applaudies pour leur transparence.

L’économie en bref

Le Sénégal aspire à devenir un pays émergent d’ici 2035. La croissance est cependant enlisée depuis 2006. Alors que le taux de croissance de la région est de 6 % sur cette période, celui du Sénégal ne s’élève qu’à 3,3 %. La croissance du PIB en 2013 s’élevait à 3 % , notamment en raison de mauvaises performances des secteurs de l’agriculture céréalière et de l’industrie.  Les secteurs de services et de la construction demeurent les principaux moteurs de l’économie.

Une croissance de 4,5 % est anticipée en 2014, grâce à la relance du secteur secondaire et une amélioration du climat des affaires. Cependant, la faiblesse de la pluviométrie et l’impact d’Ebola pourraient avoir un impact négatif sur cette prévision.

Perspectives à moyen terme

Le Sénégal devrait à moyen terme retrouver son dynamisme économique avec la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE). Les autorités s’attendent à une croissance en hausse dans les prochaines années : 6,7 % en 2015 et 8 % en 2017. Des investissements publics importants sont prévus, appuyés par les partenaires techniques et financiers qui se sont engagés lors du Groupe Consultatif de Paris tenu en février 2014. La réussite du PSE dépendra néanmoins de la réponse du secteur privé ; la poursuite du programme de réforme du climat des affaires est à cet égard essentielle.

Enjeux de développement

La capacité du secteur privé à stimuler l’économie est limitée en raison d’un environnement peu favorable à l’investissement et d’une baisse de compétitivité, qui s’expliquent par les défaillances des dispositifs de gouvernance et les lacunes dans le suivi de l’exécution des projets. En outre, des chocs naturels – sécheresses et inondations – ont ralenti la croissance et accru la vulnérabilité de l’ensemble de l’économie.

La gestion sous-optimale des exportations de denrées telles que l’arachide, du produit de la pêche ainsi que des phosphates a eu un impact négatif sur la croissance. Le secteur du tourisme, qui présente un grand potentiel, a été négligé. Pour rendre l’économie plus résistante aux chocs externes et internes, il est nécessaire de diversifier l’économie en développant davantage des secteurs tels que l’horticulture, les mines, les télécommunications et le secteur manufacturier.

Le PSE accorde ainsi la une priorité à la diversification de l’économie et à l’exportation. Il s’attache à augmenter la productivité de l’ensemble de l’économie sénégalaise, à la fois dans le secteur public et dans le secteur privé, dont les performances sont en baisse par rapport à celles réalisées dans le passé, ainsi qu’en comparaison et d’autres pays.

Situation sociale

La pauvreté reste élevée, notamment en raison du faible taux de la croissance du PIB. L’économie continue à dépendre des transferts de fonds internationaux pour soutenir la demande intérieure et repose sur les exportations des secteurs à forte intensité capitalistique pour compenser les secteurs à forte main d’œuvre chancelants, ceci résultant en une faible création d’emplois.

Depuis 2005, des chocs répétés ont contribué à réduire la croissance du revenu par habitant à un niveau à peine plus élevé que le taux de croissance de la population. L’enquête de 2011 auprès des ménages indique que la pauvreté a diminué de seulement 1,8 point à 46,7 %, et, en réalité, le nombre de personnes pauvres a augmenté. L’inégalité reste modérée, avec un coefficient de Gini estimé à 38, inférieur à la moyenne de 42 en Afrique sub-saharienne. Les disparités géographiques restent cependant assez prononcées. Le taux de pauvreté dans les zones rurales est estimé à 57 % par rapport à un taux de 26 % à Dakar. La plupart des Objectifs du Millénaire pour Développement ne seront pas atteints.

Dernière mise à jour: 16 oct. 2014

Source : Banque Mondiale